Pétrole : les prix du brut augmentent de 4,6% en mai, selon le rapport mensuel de l’Opep

Les prix du brut au comptant ont enregistré de solides gains au mois de mai, augmentant en moyenne d’environ 6 % en glissement mensuel (m-o-m), s’établissant à des sommets de plusieurs mois, dans un contexte de renforcement des fondamentaux physiques du marché pétrolier, selon le rapport mensuel de l’Opep publié jeudi.

« Les raffineurs dans la plupart des régions ont montré une augmentation de l’intérêt d’achat dans l’attente d’une nouvelle reprise de la demande de pétrole avec l’approche de la saison estivale de conduite », a-t-on estimé. Le panier de référence de l’Opep (ORB) a augmenté de 3,67 dollars, ou 5,8 %, m-o-m en mai à 66,61 dollars/b en moyenne, le plus élevé depuis mai 2019. Depuis le début de l’année, l’ORB a augmenté de 56,8 %, 62,16 dollars/b en moyenne, contre 39,65 dollars/b en moyenne sur les cinq premiers mois de 2020. Sur le pétrole brut, les prix ont augmenté en mai, le Brent augmentant de 2,98 dollars, ou 4,6 %, pour atteindre en moyenne 68,31 dollars/b, et le WTI gagnant 3,45 dollars, ou 5,6 %, à une moyenne de 65,16 dollars/b, selon le document. « Par conséquent, l’écart Brent-WTI s’est rétréci de 47 à la moyenne 3,15 dollars/b en mai.
La structure du marché des trois principales références pétrolières est restée en déport continu. Les fonds spéculatifs et autres gestionnaires de fonds ont réduit leurs positions longues nettes sur les contrats à terme et les options sur le brut en mai, principalement pour Brent ». Évoquant l’économie mondiale, le rapport relève que « la prévision de croissance économique mondiale pour 2021 reste inchangée à 5,5%, bien que la prévision continue à être impactée par des incertitudes, notamment la propagation des variantes de Covid-19 et la rapidité du déploiement du vaccin mondial. En outre, les niveaux de dette souveraine dans de nombreuses régions, les pressions inflationnistes et les réponses des banques centrales restent des facteurs clés à surveiller ».
La croissance économique américaine en 2021 est révisée en légère hausse pour s’établir à 6,4 %, après une contraction de 3,5% en 2020, indique le document. « La prévision de croissance économique pour la zone euro en 2021 est légèrement abaissée à 4,1 %, après une contraction de 6,7 % l’an dernier. De même, les prévisions de croissance économique du Japon sont abaissées à 2,8 % pour 2021, après une contraction de 4,7 % en 2020. Après une croissance de 2,3 % en 2020, la prévision de croissance en 2021 reste à 8,5% », souligne-t-on. Compte tenu des défis actuels liés au Covid-19, l’Inde 2021 la prévision de croissance économique est légèrement revue à la baisse à 9,5%, après la contraction de 7,0% en 2020, ajoute-t-on. La prévision de croissance pour 2021 reste inchangée à 3,0%, après une contraction de 4,1% en 2020. La prévision pour 2021 reste à 3,0%, après une contraction de 3,1% en 2020. Sur la demande mondiale de pétrole, l’Opep estime qu’elle a diminué de 9,3 mb/j en 2020, une légère amélioration de 0,1 mb/j par rapport à l’estimation du mois dernier, reflétant principalement les données les plus récentes pour les régions de l’OCDE et les régions non-OCDE. La demande mondiale totale de pétrole devrait atteindre en moyenne 90,6 mb/j.
Pour 2021, la croissance de la demande mondiale de pétrole est maintenue inchangée à 6,0 mb/j, avec une demande totale de pétrole à 96,mb/j. La demande de l’OCDE est révisée en légère baisse sur une base annualisée, reflétant principalement des données inférieures aux attentes des Amériques de l’OCDE et de l’Europe au 1T21. Cependant, les données initiales pour avril dans les deux régions, ainsi que les évolutions positives de la mobilité compte tenu de l’assouplissement des mesures de restrictions et d’ouvertures des frontières, ont encouragé une révision à la hausse des données, relève-t-on.
Cela a compensé la majeure partie des données révisées à la baisse. Dans les pays hors OCDE, la demande de pétrole a été révisée en légère hausse, principalement en raison d’un rapport positif des données  du Moyen-Orient. L’offre de pétrole hors Opep en 2020 est estimée en moyenne à 62,9 mb/j, ce qui représente une contraction en glissement annuel de 2,5 mb/j. Pour 2021, l’offre hors OPEP est révisée à la hausse de 0,1 mb/j par rapport à l’évaluation du mois dernier, et devrait maintenant croître de 0,8 mb/j pour atteindre une moyenne de 63,7 mb/j. Ceci est principalement dû à une reprise plus rapide que prévu dans la production de brut aux États-Unis de 2,5 mb/j en mars. De plus, les prévisions d’approvisionnement pour la Norvège, la Chine et l’Indonésie sont également revues à la hausse, tandis que les prévisions d’offre au Royaume-Uni, au Brésil et en Colombie sont revues à la baisse. Les principaux moteurs de la croissance de l’offre en 2021 devraient être le Canada, le Brésil, la Chine et la Norvège, tandis que pour le brut américain, l’offre ne devrait augmenter que de 0,03 mb/j en glissement annuel. Le pétrole brut américain devrait en fait baisser en glissement annuel de 0,1 mb/j à 11,2 mb/j. Les offres de l’Opep devraient augmenter de 0,1 mb/j en glissement annuel en 2021 pour atteindre une moyenne 5,2 mb/j, après une contraction estimée à 0,2 mb/j en 2020. La production de pétrole brut de l’Opep en mai a augmenté de 0,39 mb/j, pour une moyenne de 25,46 mb/j, selon les sources secondaires disponibles à ce jour, a conclu le rapport.

A.M. 

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