« Héliopolis » de Djaafar Gacem : le 7e art dans l’histoire…

Le cinéma au service de l’histoire  authentique des peuples, quelle belle gifle à tous les faussaires et autre falsificateurs patentés de cette même histoire. Et ce n’est certainement pas Djaafar Gacem qui vient de commettre un précieux long métrage « Héliopolis » qui nous contredira. Témoignages…

Comme tout produit nouveau porteur de message, on attendait avec une curiosité certaine la projection en avant-première, devant un panel d’invités pour la circonstance, la projection du long métrage « Héliopolis » du réalisateur de talent Djaafar Gacem. Et le choix de Héliopolis n’est pas tout à fait fortuit. Il faut savoir en effet que cette localité de l’extrême est du pays dont est originaire également feu mon grand ami et frère feu Ammar Laskri, a vécu dans sa chair les dramatiques événements du 8 Mai 45 ce sursaut populaire salutaire et héroïque qui a bousculé l’ordre colonial abject. En ce qu’il a répondu à une revendication on ne peut plus légitime des masses populaires indignées e révoltées par les exactions répétées de l’indu occupant par trop arrogant et aux desseins impérialistes évidents. Et c’est cette phase historique cruciale et annonciatrice de la guerre de libération que Djafar Gacem à qui on doit d’autres hauts faits du septième art a tenté de restituer en restant au plus proche de la vérité historique.
Celle-là même qu’a toujours nié la puissance coloniale aveuglée par la haine viscérale qu’elle portait à notre valeureux peuple et à tous ses authentiques héros. Fussent-ils simples quidam !s t ou parmi les plus éclairés de nos compatriotes. A l’instar de feu Kateb Yacine dont une bonne partie de l’œuvre dense et colossale sera imprégnée de cette page historique qui aura démontré aux yeux du monde entier autant la vraie nature belliqueuse du colonialisme que la solidarité extraordinaire d’un peuple qui refusait toute tutelle malvenue et totalement négatrice des fameux droits de l’homme, principe pourtant sacré et dont la France s’est toujours prévalue d’en détenir le monopole. Cette manifestation grandiose aura ainsi donné le coup de starter d’une conscience collective plus mature que ne le croyait le sinistre occupant et contrebalançait surtout un rapport de force nettement en défaveur de nos héros animés de leur seule et unique foi en une Algérie qui devrait inéluctablement revenir à ses authentiques et légitimes propriétaires. Une grande leçon et surtout une retentissante gifle contre la France impérialiste, expansionniste et colonialiste dont l’arrogance n’avait d’égales que les déclarations intempestives et triomphalistes à l’endroit d’une opinion publique quelle aura tenu longtemps en dehors de la vérité.
En tout cas le peule a réussi la gageure de briser le mur du silence et détruire ainsi un mythe par trop longtemps entretenu par une propagande éhontée de la soi-disant fameuse politique de pacification. Dont on mesure encore aujourd’hui toutes les retombées néfastes et traumatisantes sur tous les compatriotes (dont certains hélas ne sont plus de ce monde) et qui auraient pu apporter d’autres témoignages et pièces à conviction illustrant ce véritable carnage qu’ose encore remettre en question une partie de l’establissement français. A commencer par l’extrême droite, la droite et même une partie de l’extrême gauche. Au demeurant une abondante littérature fruit celle-ci des auteurs autochtones (Harbi, Salhi, Mahfoudh Kedache, Lacheraf, etc…,) a commis des ouvrages fort éloquents quant à cette sauvagerie inouïe (des mechtas entières rasées brulées et détruites sans état d’âme aucun et en n’épargnant même pas le détail également décimé. Drôle de pacification n’es-ce pas ?  Le comble est que cette même puissance colonialiste a tôt fait de renier tous ces valeureux combattants Algériens qui lui ont prêté main-forte autant lors de la première que la deuxième guerre mondiale, la plupart de des membres de cette légion étrangère ayant combattu à ses cotés avant d’y laisser leur vie. Quelle ingratitude d’une nation prétendument civilisée ! Mais pour en revenir à « Héliopolis » que voilà, n’est-ce pas, un témoignage on ne peut plus honnête sur un fait historique qui n’a sans doute pas encore tout révélé (la France persistant dans son refus de nous remettre les archives compromettantes pour sa notoriété), mais ce faisant elle ne fait qu’accréditer la thèse selon laquelle la raison du plus fort est toujours la meilleure…A cette réserve près et non des moindres que les faussaires d l’histoire des peuples finissent toujours par etre démasqués avant de subir à leur tour le sort peu enviable sinon humiliant de la triste chite dans les poubelles de l’histoire.

Amar Zentar

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